Les meilleures séries de 2016

Bonne année 2017 !

L’année 2016 est terminée, bien que moins pourrie que 2015, on n’est pas très loin au dessus… Mais comme il est de bon ton de finir une année sur ce qu’elle a apporté de meilleures, voici, comme je l’avais fait en janvier 2016, mon bilan séries de l’année. 

Avant-propos

Règle n°1 : ce classement ne porte que sur les séries que j’ai regardées cette années, donc The Young Pope ou Quarry, vous êtes peut-être très bien, mais je suis désolé on ne vous verra pas ici.

Règle n°2 : ce classement est purement subjectif, il s’agit des séries qui m’ont le plus marqué cette année.

Règle n°3 : seules les nouveautés de l’année 2016 peuvent intégrer ce classement.

Règle n°4 : ce classement n’en est pas vraiment un.

La purge de l’année

2016 a été fourni en nouveautés et pourtant la pire de toutes venait de chez nous.

Marseille - Titre

Je ne sais pas comment décrire Marseille en restant « gentil », alors je ne vais pas essayer. C’est purement et simplement l’une des pires oeuvres cinématographiques que j’ai jamais regardé. Je n’ai même pas tenu un épisode entier tellement le malaise était grand… Entre Magimel avec son accent surjoué à géométrie variable, Depardieu qui est venu prendre son chèque et qui récite juste son texte, l’intégralité des personnages féminins qui ne sont là que pour « payer leur boobs » et les dialogues écrits par des illettrés qui ne connaissent l’orthographe que de « bite », « chatte » ou « couille », je ne sais pas ce qui est le pire. 
Ah si ! Le pire, c’est que la série va avoir une deuxième saison… Tu parles d’un House of Cards à la Française…

Dan Franck / Netflix

La déception de l’année

Hé ! Mais c’est pas une série ça !

En vérité, Marseille aurait dû se trouver ici, mais elle s’est imposée comme « la purge ». Alors j’ai pris la décision d’incorporer à ce bilan « série », d’autres oeuvres. Je vous avais partagé mon « top 5 ciné » l’année dernière, je réitèrerai cette année, en ajoutant en plus mon « top jeux-vidéo ».

Batman v Superman: Dawn of Justice, est donc ma plus grande déception cette année, et comme l’avoir vu en VF dans un ciné sur-bondé n’a pas aidé, je l’ai regardé à nouveau, en version longue et en VO. 
Disons le tout de suite, oui, c’était moins pire. Mais moins pire ça ne veut pas dire « bon ». J’avais bien aimé le film Superman de Snyder et j’ai conscience de l’impossibilité de la mission qu’il devait réussir avec BvS : réussir en un seul film à instaurer un univers riche pour construire par la suite comme Marvel l’a fait avec ses films, parce que la Justice League arrive bientôt (et le pire c’est que j’ai envie de le voir., mais ça c’est juste mon côté fan je pense), mais en plus il devait aussi présenter un nouveau Batman et adapter le comic Dark Knigh Returns de Franck Miller, ce comic a d’ailleurs eu droit à une super adaptation animée il y a quelques années. Oui mais la mission était impossible. Certes et j’accepte ça. Mais il n’empêche que le film est raté, malgré certains plans très bien faits. La scène de baston finale par exemple est fouillie et mal rythmée, merde, on parle du gars qui a réalisé Sucker Punch, un film rempli de scènes d’action magnifiques (d’ailleurs, je me répète sans doute, mais si vous n’aimez pas Sucker Punch, ce qui est votre droit, sachez que vous n’avez pas d’âme)… 

Pour conclure, BvS c’était un projet casse-gueule au possible, Snyder a sans doute fait ce qu’il a pu, mais ce qu’il a pu n’était pas suffisant… Enfin, je dis ça, mais c’est à 1000 lieues de Suicide Squad qui est sans doute l’un des pires films de l’année.

Zack Snyder / Warner Bros.

Les 10 meilleures séries de l’année 2016

10 – Braindead

Braindead - Titre - © CBS

On entame ce Top 10 avec une mini-série politico-comico-fantastique créée par Robert et Michelle King, le couple créatif derrière The Good Wife. Il n’a jamais été question de cette dernière sur ce DocteurC.fr alors voici mon avis rapide dessus : c’est un bon legal-drama (série judiciaire), mais c’est à des années-lumières de Suits. Voilà, c’est dit.

Quand Laurel Healy (Mary Elizabeth Winstead), une réalisatrice de films documentaires, cherche un travail le temps de monter son film, son frère, le sénateur démocrate Luke Healy (Danny Pino) lui propose de rejoindre son équipe en ayant comme mission d’enregistrer les doléances de ses administrés. En travaillant, elle est confrontée à des personnes dont les têtes explosent et à ce qui s’apparente être une invasion extraterrestre. Les extraterrestres en question, sont des insectes qui prennent le contrôle de certaines personnes en remplaçant une partie de leur cerveau.

Là où la série est agréable, c’est qu’elle inscrit son histoire dans la campagne pour la présidence américaine, en critiquant sans détour les discours de Donald Trump et le message de sa campagne. De plus, les acteurs principaux ont pour la plupart déjà fait leurs preuves et portent très bien l’histoire. Je n’ai pas envie de trop en dire, je vous laisse la surprise, mais Braindead est un peu passé inaperçue cet été, et je trouve ça dommage.

Robert et Michelle King / CBS

9 – Preacher

Preacher - Titre - ©AMC

Evan Goldberg et Seth Rogen n’ont pas fait qu’un film avec des saucisses parlent de cul cette année, ils ont aussi adapté un comics des éditions Vertigo sur AMC. Original. 

L’histoire de la série est celle d’un « prêcheur » (étonnant), qui obtient un pouvoir divin et se lie d’amitié avec un vampire. Ah ! Et c’est un ancien voleur dont l’ex-partenaire a un nouveau contrat et vient le chercher. Oh, j’oubliais, l’église qu’il possède était celle de son père, personne ne vient à la messe, il y a une corruption importante dans le petit village du Texas où l’histoire se passe et la personne la plus influente du secteur est un industriel qui possède un abattoir et se sert de sa boite pour masquer des actions un peu moins légales… 

Bref, en gros c’est comme Banshee mais avec du fantastique. Donc c’est cool.

Evan Goldberg, Seth Rogen et Sam Catlin / AMC

8 – The OA

The OA - Titre

The OA est une oeuvre remplie de mystère, jusque dans sa promo, en effet Netflix a annoncé l’existence du projet moins d’une semaine avant de diffuser la série. Dans le même genre, on a eu 10 Cloverfield Lane qui a été révélé deux mois avant sa sortie en salle au début de l’année… 

Vous l’avez aimée cette belle VF ?

Prairie Johnson (Brit Marling) réapparait après sept ans de disparition. Elle dit se nommer « OA » (ou AO en VF), présente des cicatrices bizarres sur le dos et surtout est capable de voir alors qu’elle était aveugle au moment de sa disparition… À ses parents, elle ne raconte rien, mais elle forme un groupe de cinq personnes auxquelles elle raconte son histoire.

Vous en révéler plus sur l’histoire serait criminel et la bande-annonce en dévoile assez tout en gardant une part suffisante de mystère. Je vous conseille de regarder cette série, il n’y a que 8 épisodes et elle s’enchaine très bien. L’écriture est parfois un peu bancale et les choix du personnage principale n’ont pas toujours de sens, mais mis à part ces quelques petits couacs, c’est une oeuvre fantastique diablement originale portée par une ribambelle de bons acteurs, mention spéciale à la gamine qui joue Prairie enfant.

Brit Marling et Zal Batmanglij / Netflix

7 – Vinyl

vinyl

Voire ce que j’en disais dans les DCSA 2016.

Vinyl est une oeuvre abattue en plein vol, à cause de mésententes au sein de la chaine de production. C’était une série qui partait pour devenir une oeuvre culte et incontournable. Elle n’est classée « que » 7ème dans ce top, mais elle aurait été sans doute bien plus haute si HBO n’avait pas décider de mettre fin à l’aventure.

C’est un film de Martin Scorsese étalé sur plus de 10 heures. Ça mérite d’être vu, voilà.

Mick Jagger, Martin Scorsese, Rich Cohen et Terence Winter / HBO

6 – Billions

Billions / Title

La saison 2 de Billions arrive très bientôt et je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus.

L’histoire se passe dans le monde de la finance New-Yorkaise. L’US Attorney (équivalent d’un Procureur de la République en France) Chuck Rhoades (Paul Giamatti) part en chasse de Bobby Axelrod (Damian Lewis), le président du fond d’investissement AxeCapital, qu’il suspecte fortement d’agir en dehors du cadre de la loi.

Il y a énormément de chose à dire sur Billions, mais il est difficile d’en parler sans trop révéler de détails, sachez juste que rien n’est évident ni simple dans Billions, et encore moins prévisible.

Brian Koppelman, David Levien et Andrew Ross Sorkin / Showtime

5 – American Crime Story 

American Crime Story: The People v. OJ Simpson

La série policière de l’année, comme dit dans les DCSA 2016. Je n’ai pas grand chose de plus à en dire. C’est génial, regardez la.

Scott Alexander et Larry Karaszewski / FX

4 – The Get Down

The Get Dow - Titre

La naissance du Hip-Hop dans le Bronx à la fin des années 70. Il s’agit en réalité d’une série construite en deux parties dont nous n’avons vu que la première pour l’instant. Mais la patte de son créateur, Baz Luhrmann, est vraiment visible. L’image est belle. Magnifique même. Et les quelques fois où cela dessert un peu le propos sont complètement éclipsées par la maîtrise globale de la réalisation. 

Le premier épisode s’ouvre sur une présentation en musique du contexte de l’histoire : le Bronx, donc, en 1977. Première particularité, l’histoire est narrée en rap par le héros de l’histoire dans un de ces concerts 20 ans plus tard. Les connaisseurs reconnaîtront la voix du rappeur Nas. À peine 20 secondes et j’étais déjà conquis. Parce que oui, l’autre énorme point fort de The Get Down, c’est évidemment sa musique, constituée en grande partie de classiques du hip-hop et du disco. Et puis le fait de retrouver des personnages connus comme Grandmaster Flash ou DJ Kool Herc, fait non seulement plaisir mais permet d’ancrer un peu plus cette histoire dans la réalité. Parce qu’elle est là, à mes yeux, la différence avec Vinyl. Vinyl raconte l’histoire d’un label fictif qui essaye de s’en sortir. Son personnage principal va donc rencontrer des tas de stars du rock des années 60-70 leur demander de signer pour lui, problème : Led Zeppelin n’a jamais signé chez eux dans le monde réel, alors comment faire : changer l’Histoire ou adapter l’histoire ? 

The Get Down choisit la première option, Vinyl la deuxième. Et puis, en plus, elle développe une histoire d’amour à la Roméo et Juliette (tiens donc) et réalise l’exploit d’avoir un Jaden Smith plutôt bon dans son rôle (et ça c’est vraiment miraculeux).

Baz Luhrmann et Stephen Adly Guirgis / Netflix

Intermède musicale

Avant de passer au « Top 3 » que vous avez deviner, je vous propose un petit morceau issu de la BO de The Get Down… 

And the big three is…

3 – The Crown

The Crown

Mais quelle claque n’ai-je pas pris en regardant The Crown ? Comment une série qui raconte la vie d’Elizabeth II a-t-elle pu me toucher à ce point là ?

Est-ce l’actrice principale, Claire Foy, qui dans un rôle de composition  porte a elle seule l’oeuvre ? Est-ce la musique du générique composée par Hans Zimmer ? Cette musique à la fois dure, froide et solennelle qui nous emporte… Est-ce l’écriture de ses dialogues ? Qui donnent à ces personnes un aspect profondément humain ? Est-ce John Lithgow qui campe le meilleur Winston Churchill jamais vu à l’écran ? Est-ce Matt Smith qui donne vie au Duc d’Edimbourg de manière glaçante ?

Vous comprenez l’idée. Je pourrais continuer en citant tous les acteurs ou les personnages. Mais en réalité je ne sais pas pourquoi j’ai autant aimé cette série. Peut-être tout simplement parce qu’elle est magnifiquement exécutée et parce que l’équipe derrière sait exactement ce qu’elle fait. En tout cas, j’ai éprouvé de l’empathie pour la Reine d’Angleterre, voire même de la tristesse. Et réussir à faire ça, lorsque l’on sait quel était le matériau de base, c’est très très fort…

Peter Morgan / Netflix

2 – Westworld

Westworld - Titre

Ma critique de la première saison, garantie sans spoiler. 

En résumé : c’est bien, regardez la.

Jonathan Nolan et Lisa Joy / HBO

1 – Stranger Things

Stranger Things - Titre - © Netflix

C’est amusant de se dire que j’ai tendance à ne pas aimer les oeuvres faites pour être des hommages, parce que je trouve souvent qu’elles ne vont pas beaucoup plus loin que ça, c’est la raison pour laquelle j’ai détesté The Artist ou trouvé Super 8 très fade. Non, lorsque l’on veut rendre hommage à quelqu’un, à un style ou à une période, il faut être capable de s’approprier tout ce qui faisait la sève du matériau de base et être capable d’aller plus loin, en contournant les codes, en les détournant mais en les maitrisant. 

C’est ce que les frères Duffer ont fait avec Stranger Things, comme je me plaisais à l’écrire l’été dernier : leur hommage est total. Peu importe que la créature soit un animatronic et pas une image de synthèse, ce n’est pas ça qui fait l’hommage (j’en place une pour JJ Abrams et son Star Wars 7), peu importe ce genre de détails techniques, ce qui rend Stranger Things génial c’est qu’à travers 8 épisodes, on est l’impression d’effectuer un vrai voyage dans le cinéma de SF des années 80, en gardant pour autant cette sensation d’être devant quelque chose de diablement original.

Stranger Things est la meilleure série de l’année 2016, oui, mais c’est surtout l’une des meilleures séries du moment, voire tout court.

DSCA 2016

Les frères Duffer / Netflix

Mon Top 5 ciné 2016

5 – 10 Cloverfield Lane

10-cloverfield-lane

La « suite » de Cloverfield, film catastrophe sorti en 2008, qui a relancé la mode des « found-footage » horrifiques. 10 Cloverfield Lane étend l’univers mais n’est pas une suite directe du premier, il s’agit là d’un huis-clos intéressant, assez flippant avec Mary Elizabeth Winstead (encore elle !), John Goodman (qu’on ne présente plus) et John Gallagher, Jr. (notamment vu dans The Newsroom). J’ai beaucoup aimé, mais je l’ai surtout mis là parce que je trouve que ce film est passé inaperçu…

Dan Trachtenberg / Bad Robot Productions

4 – Les Huits Salopards

the-hateful-eightComment ne pas mettre le dernier film de Tarantino dans un top cinéma, c’est un excellent film qui mérite tout ce qu’on a pu dire dessus. Vous l’avez tous vu, vous savez vous aussi, je ne vois pas ce que je pourrais rajouter.

Quentin Tarantino / The Weinstein Company

3 – Midnight Special

midnight-specialLe dernier film de Jeff Nichols, connu surtout pour Mud (que je n’ai pas vu) et Take Shelter (que j’ai adoré), met en scène un père et son fils doté de pouvoirs surnaturels, alors qu’ils sont poursuivis par une secte voulant absolument remettre la main sur l’enfant… Comme Take Shelter l’avait fait, Midnight Special apporte une vision d’auteur sur un thème fantastique très usité par l’industrie hollywoodienne et j’espère que cette tendance va se continuer…

Jeff Nichols / Faliro House Productions – Tri-State Pictures

2 – Zootopie

zootopia

L’année dernière, j’avais mis Vice-Versa dans ma sélection cinéma de l’année, cette fois-ci c’est donc à Zootopia de remporter le prix de « film d’animation de l’année selon moi-même ». J’ai vraiment aimé le message de ce film qui utilise les codes classiques de ce genre de films (les méchants prédateurs qui chassent les gentils herbivores en gros) en les retournant pour transmettre un message de tolérance et d’acceptation de l’autre. C’était beau.

Byron Howard et Rich Moore / Walt Disney Pictures

1 – Premier Contact

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Ce qui fait d’une oeuvre un chef-d’oeuvre, à mes yeux, c’est l’impact qu’elle me laissera. Si ma série préférée ever  est et restera Six Feet Under, c’est pour l’état dans lequel elle m’a laissé et les souvenirs indélébiles qu’elle m’a laissé. Ce n’est ni rationnel, si argumenté, non, il s’agit d’un ressenti purement émotionnel. Rarement, un film ne m’a autant retourné que Premier Contact,  le dernier en date, c’était Interstellar. Et je crois que j’ai trouvé Premier Contact encore mieux… 

Denis Villeneuve / Lava Bear Films – 21 Laps Entertainment – FilmNation Entertainment

Mon Top 5  jeux-vidéo 2016

5 – The Witness

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Jonathan Blow, le créateur de The Witness s’était illustré en 2008 avec Braid, un des jeux qui avaient lancé le mouvement des « jeux indés », qui maquillait habilement ses mécaniques de puzzle derrière de la plateforme et qui a laissé une impression assez forte à beaucoup de joueur. 

Annoncé en 2009 et développé pendant plus de 6 ans, The Witness emmène le joueur sur une île déserte et lui demande de résoudre de nombreux puzzles qui résident tous à rejoindre un point A à un point B sur des écrans de ce style : 

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Ça n’a l’air de rien comme ça, mais à partir de cette simple mécanique, le jeu va construire des centaines de puzzles tous différents et hypnotisants… Et alors que l’on a le cerveau chauffé par toutes ces énigmes et que l’on est le plus réceptif, c’est là que le jeu touche en grandiose parce qu’il nous balance des messages audio et vidéo philosophiques, avec des citations, des extraits de conférence etc. Ces messages arrivent comme des respirations dans le jeu et font mouche à chaque fois, le seul défaut que je trouve à cette idée c’est la difficulté de certaines énigmes qui fait qu’une fois arrivé à la « fin », on sera passer à côté de la moitié du message du jeu, même s’il on a résolu l’immense majorité des énigmes.

 Jonathan Blow (Indépendant) – PS4

4 – Fire Emblem Fates: Conquest

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Fire Emblem est une des licences Nintendo les moins connues et pourtant il s’agit sans doute d’une des meilleures série de RPG-tactique, sinon la meilleure. Personnellement, j’ai découvert la série sur le tard avec Fire Emblem Awakening, qui était mon jeu de l’année 2013 et j’attendais énormément Fire Emblem Fates, malgré sa politique de distribution critiquable : le jeu est distribué en deux versions, à la Pokémon, chacune correspondant à une histoire.

Le personnage du joueur est l’héritier de deux familles royales : sa famille biologique et sa famille adoptive, qui sont évidemment en guerre. Le scénario que l’on suivra, dépendra de la famille que l’on choisira. Le jeu pousse à être refait plusieurs fois, au moins deux, pour suivre les deux histoires qui ne sont pas les deux faces d’une même pièce, mais qui sont en réalité deux visions qui se complètent, répondant d’un côté aux questions posées par l’autre sans pour autant révéler toute l’histoire, ce sera le rôle du troisième scénario, Révélations, disponible uniquement en téléchargement et qui se devra d’être fait après avoir terminé au moins l’un des deux autres. 

Bien qu’étant moins mémorable que Fire Emblem Awakening à mes yeux, notamment à cause de ses personnages qui sont bien moins charismatiques et dont je me foutais un peu, Fire Emblem Fates reprend les mécaniques de son grand frère et les transcende, c’est un meilleur jeu, en tout point et un jeu à faire lorsque l’on aime les T-RPG ou que l’on a une 3DS.

Intelligent Systems (Nintendo) – 3DS

3 – Xenoblade Chronicles X

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Ce jeu est officiellement sorti en 2015, mais j’y ai beaucoup plus en 2016 et si on le compare à l’autre jeu de rôle en monde venu du Japon sorti cette année, Final Fantasy XV pour ne pas le citer, il n’y a pas photo sur celui qui est mémorable et celui qui est une pure déception.

La Terre a été détruite par deux races extraterrestres en guerre, quelques humains ont réussi à quitter la planète dans le but de trouver un nouveau monde. Après plusieurs mois dans l’espace le vaisseau « Baleine Blanche » est attaqué par un croiseur ennemi et s’écrase sur la planète Mira. Le rôle du joueur sera d’explorer cette planète qui, pour le meilleur comme pour le pire, est le nouveau berceau de l’humanité.

Techniquement, le jeu est aux fraises, son système de combat est obscur, ses menus sont effroyablement compliqués, ses personnages sont moches et il faudra aller lire la notice en PDF fournie avec le jeu pour complètement comprendre comment jouer, oui c’est un jeu sans concession qui n’aide pas le néophyte, mais lorsque l’on parcourt la planète, la magie opère. Jamais un jeu n’aura donné autant de possibilité eu joueur en terme d’exploration et d’émerveillement en terme de découverte. Tous les défauts du jeu sont insignifiant comparé à son gigantisme, à son ambition démesurée (comme les créatures qui peuplent Mira) et à la sensation qui envahit le joueur lorsqu’il s’envole au volant de son mécha (similaire à celui présent dans l’image ci-dessus) et redécouvre ce monde qu’il pensait pourtant connaître par coeur…

Monolith Soft (Nintendo) – Wii U

2 – Dishonored 2

dishonored-2

Le premier Dishonored était considéré par beaucoup comme le meilleur jeu de 2012. Personnellement, j’y ai très peu joué, pour des raisons purement techniques, mais j’avais vu de nombreuses vidéos du jeu et surtout n’entendu que de très bons retours. Alors quand Dishonored 2 est sorti, j’ai franchi le pas et me le suis pris « Day One ».  Soyons clairs, je n’aurais pas dû, le patch de 9Go à télécharger me l’a confirmé. En effet, techniquement le jeu est honteux. Comparé à Xenoblade X cité précédemment, lui avait au moins l’excuse de se dérouler en monde ouvert, ici même pas et certains passages prouvent que le jeu a été publié avant d’être totalement terminé. Ceci étant dit, s’il se trouve à la deuxième place de mes jeux préférés de 2016, ce n’est pas pour rien.

Dishonored 2 se passe 15 ans après les événements du premier jeu, la princesse Emily que l’on devait protéger alors est devenue Impératrice et se retrouve chassée du trône lors de l’introduction. A ce moment là, le joueur a le choix du personnage à interpréter : Corvo, le protecteur royal que l’on interprété dans le premier jeu ou bien Emily elle-même. Le jeu incite à prendre Emily, mais le faire avec Corvo est tout à fait valide… Sans entrer dans le détail, ce qui fait la magie de Dishonored 2, c’est le design de ses niveaux et l’inventivité des développeurs qui proposent à chaque étape du jeu, un nombre de possibilités important, permettant au joueur deux grandes approches : infiltration/discrétion ou action/bourrinage dans le tas. Le choix laissé au joueur est total et incitera à refaire les missions plusieurs fois pour débloquer toutes les fins, sachant qu’évidemment les possibilités de gameplay sont différentes en fonction du personnage choisi au départ. 

Une fois la première partie terminée, une seule envie prend le joueur, c’est de recommencer depuis le début, mais cette fois-ci en changeant de façon de jouer. Contrairement à XenoX ou au jeu qui va suivre, le plaisir de Dishonored n’est pas émotionnel, non, il vient du dépassement de choix, de l’abnégation et de la récompense qui en découle, car évidemment entre une partie où on tue tout le monde et une autre où on ne tue personne, je vous laisse deviner laquelle est la plus gratifiante pour le joueur, au delà simplement de ce que le jeu vous donne…

Arkane Studio (Bethesda Softworks) – PS4

1 – The Last Guardian

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Metroid Prime, The Wind Waker, Resident Evil 4, Portal 2 et Skyrim n’ont apparemment aucun lien entre eux, à part d’être mes cinq jeux préférés « ever » comment on dit et jamais je n’aurais imaginé ajouter The Last Guardian à cette liste lorsque je lisais les différents retours de la presse spécialisée ou même les trailers du jeu. Je savais pourtant que me devais d’y jouer, l’univers, le design de la créature ou tout simplement le passif de son créateur, Fumita Ueda, étaient pour moi des arguments suffisants. Je pensais finir le jeu en quelques heures, le laisser derrière moi et me dire que ça y était il était sorti, que j’y avais joué et que c’en était fini de cette arlésienne annoncée en 2009. 

J’ai traversé le jeu en pestant, souvent à raison, contre les soucis du jeu : sa caméra folle, sa créature a l’intelligence artificielle capricieuse, ses indications de touche parasites et le manque de changement d’ambiance. Mais lorsque j’ai posé la manette après une douzaine d’heure de jeu, j’avais la sensation d’avoir vécu quelque chose de réelle…

L’histoire est assez simple, un garçon couvert de tatouage (le joueur) se réveille à côté d’une bête mangeuse d’homme, Trico, enchainée. Tous deux sont au fond d’une crevasse et réalisent que pour sortir de là, ils vont devoir coopérer. On commence par amadouer la bête qui, blessée, se montre très agressive à notre égard. Les premiers contacts sont très violents, on lui enlève un des pieux qu’elle a de plantés dans le corps pour se prendre un violent coup de patte qui nous assomme, puis on se réveille et on recommence, cette fois-ci, la bête se montre plus docile, mais reste méfiante. Alors on la nourrit, on la caresse, on la libère de ses chaines, on monte sur son dos et, ensemble, on quitte cet endroit. On joue depuis seulement quelques minutes, mais, déjà, l’affection est réelle. Trico n’est pas un personnage de jeu vidéo, c’est un véritable animal… 

Si l’histoire du jeu n’est pas compliquée, elle ne nous est pas complètement révélée non plus. On comprend, une fois arrivé au bout du parcours, certaines choses, mais une grande partie de ce qui fait la magie du jeu réside dans l’interprétation et de la démarche de chacun. On peut ne voir dans The Last Guardian un jeu au gameplay très classique, bien en deçà d’un Zelda, dont il reprend beaucoup de mécaniques, ou on peut choisir d’y voir autre chose : une véritable histoire d’amitié poignante, qui progresse naturellement au fil du jeu. Et les défauts du jeu, dans ce cas, apportent encore quelque chose, en développant chez le joueur un petit syndrome de Stockholm : le jeu n’est pas gentil avec nous, mais cela ne fait que rajouter de la force à la relation entre le garçon et la bête… 

Je pourrai continuer longtemps sur ce jeu, qui est, pour moi, le meilleur jeu de l’année et déjà l’un de mes jeux préférés, mais en dire plus ne ferait que lui retirer sa magie…

Fumito Ueda – genDESIGN (Sony Interactive Entertainment) – PS4

Mes séries de 2016

Voici toutes les séries sorties en 2016 dont j’ai vu au moins épisode agrémentées des notes que je leur attribuées sur SensCritique.

American Crime Story – 8/10
Atlanta – 6/10
Billions – 8/10
Braindead – 8/10
Cleverman – 5/10
Containment – 2/10
Conviction – 4/10
The Crown – 9/10
Designated Survivor – 6/10
The Exorcist – 6/10
Flaked – 7/10
Frequency – 4/10
Heartbeat – 3/10
The Get Down – 9/10
(DC’s) Legends of Tomorrow – 2/10
Love – 7/10
(Marvel’s) Luke Cage – 7/10
Man with a Plan – 4/10
Marseille – 1/10
No Tomorrow – 7/10
Notorious – 2/10
The OA – 8/10
Paranoid – 5/10
Preacher – 8/10
Rush Hour – 1/10
Section Zéro – 7/10
Stranger Things – 9/10
This is Us – 7/10
Timeless – 6/10
Vinyl – 8/10
Voltron: Legendary Defender – 6/10
Westworld – 9/10

One thought

  1. J’adore ce genre de bilan et on peut dire que Netflix rafle pas mal la mise 🙂
    Je regrette du coup d’avoir pas arrêté Vinyl car elle a été annulé … Je vais surement reprendre du coup !
    Merci beaucoup de ce bilan.
    Bon dimanche !!

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